Histoire hydro-électrique
A la fin des années
1800, l'électricité était essentiellement
utilisée à des fins industrielles. La ville comptait
déjà plusieurs industries qui s'étaient
regroupées pour assurer l'utilisation la plus équitable
possible de l'eau de la rivière Coaticook. Naissait,
en 1890, la " Coaticook River Water Power Co "(CRWP Co).
Au début des années
1900, la ville devint actionnaire de la compagnie. Elle n'utilisait
alors l'électricité que pour des fins d'éclairage
de rues. En 1925, pour répondre à la demande grandissante
de ses résidents, le conseil municipal prit la décision
de construire une centrale que l'on peut, encore aujourd'hui,
voir dans le Parc de la Gorge.
Cette centrale ne tarda pas à
ne plus suffire à la demande malgré l'ajout vers
1940 d'un groupe électrogène au mazout.
C'est alors que la ville dut
acheter une partie de son électricité à
la Southern Canada Power et ce, jusqu'à la nationalisation
de l'électricité au début des années
60, alors qu'Hydro-Québec est devenu le principal fournisseur
d'énergie de la ville.
A l'époque, plusieurs
villes distribuaient leur électricité comme service
à leurs contribuables. La plupart de ces réseaux
ont depuis été vendus ou cédés à
Hydro-Québec. Aujourd'hui, il ne reste, dans toute la
province, que neuf villes qui possèdent leur réseau
de distribution .
Revenant à la "CRWP Co",
à travers les années, la Ville de Coaticook racheta
des parts et devint l'actionnaire majoritaire de la " Coaticook
River Water Power Co ". Les actifs de cette compagnie se limitent
aujourd'hui aux barrages de régulation situés
au Vermont d'où origine la rivière Coaticook.
Les trois lacs américains, ainsi contrôlés,
servent de réservoirs à la production hydro-électrique
des petites centrales de Coaticook.
La décision de conserver
une autonomie en matière de distribution d'électricité
a grandement contribué à l'essor de la Ville de
Coaticook et constitue aujourd'hui un actif et un outil important
pour la ville.